N1005 Weblog

Résumé des épisodes précédents : diverses choses à de divers moments dans des formes diverses. Et maintenant : la même chose en mieux ^^

Iron Man 2

Le monde sait désormais que l’inventeur milliardaire Tony Stark et le super-héros Iron Man ne font qu’un. Malgré la pression du gouvernement, de la presse et du public pour qu’il partage sa technologie avec l’armée, Tony n’est pas disposé à divulguer les secrets de son armure, redoutant que l’information atterrisse dans de mauvaises mains. Avec Pepper Potts et James « Rhodey » Rhodes à ses côtés, Tony va forger de nouvelles alliances et affronter de nouvelles forces toutes-puissantes…

Note de l’Auteur : 7/10

• Date de sortie : 28 avril 2010 • Réalisé par Jon Favreau • Film américain • Avec Robert Downey Jr., Don Cheadle, Scarlett Johansson • Durée : 1h57min • Titre original : Iron Man 2

Après nous avoir conté dans le premier opus les origines de l’armure et mis en scène une intrigue finalement assez sobre pour un film de super-héros, Jon Favreau mise ici sur la surenchère à tous les niveaux : plus d’action, plus de personnages, plus de références au comic-book… Bref, plus de beaucoup de choses, sauf de scénario. Car à l’instar du premier, on reste dans le film d’action classique et efficace avec les touches d’humour qui vont bien et les effets spéciaux adéquats.

Toutefois, en émettant la réserve nécessaire car je suis un fervent lecteur de comic-books et que je ne sais donc pas ce qu’un néophyte peut penser de ces apports, on peut noter que l’enrichissement de l’univers se fait sentir, notamment avec le S.H.I.E.L.D. à peine évoqué dans le film précédent qui prend ici de l’ampleur avec le personnage interprété par Scarlett Johansson et le retour de Samuel L. Jackson dans la peau de Nick Fury, entre-aperçu post-générique à la fin du film précédent.

Tant qu’on en est à parler du casting, il faut noter que le personnage de James Rhodes est désormais interprété par Don Cheadle et non plus Terrence Howard. Et bizarrement, malgré plus d’importance dans l’intrigue, l’acteur affadit grandement Rhodey en le rendant beaucoup trop monolithique. Et finalement peu impliqué dans les problèmes que peut avoir son ami Tony Stark. En revanche, Mickey Rourke campe un Whiplash puissant et vindicatif, pendant que Robert Downey Jr. cabotine toujours autant durant tout le film. La musique prend de l’importance également avec une B.O. majoritairement composée de morceaux d’AC/DC et souligne avec force les combats et les shows de Tony Stark.

En fait, le film répond de manière très honnête au cahier des charges d’un film d’action. Les acteurs sont globalement à l’aise dans leurs rôles et la mise en scène est efficace. Par contre, de manière inhérente au genre, il ne faut pas en demander plus qu’un bon divertissement. Pour les fans de comics en particulier, les apports « mythologiques » sont amusants et encourageants, notamment la dernière scène… Après le générique.

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précédemment

Chuck - Saison 1

Chuck Bartowski est un geek un peu loser, vivant chez sa soeur depuis qu'il s'est fait viré de la fac à cause de son compagnon de chambre Bryce Larkin, et toujours à la recherche de l'âme soeur. Il travaille depuis au Buy More (sorte de Darty américain) à l'assistance informatique en compagnie de son meilleur ami Morgan et d'autres compères un peu allumés : Jeff, Lester et Anna. Un soir en relevant ses e-mails, Chuck ouvre un message de Bryce Larkin qui implante dans son cerveau sous forme d'images subliminales l'ensemble des secrets de la NSA et de la CIA ! Le gouvernement repère Chuck et lui envoie un agent de la NSA le major John Casey, patriote féru d'armes à feu, et un autre de la CIA, la sexy Sarah Walker qui approche Chuck en tant que (vrai ? fausse ?) petite amie, pour récupérer les secrets de la banque de données InterSecret (Intersect en VO).

Note de l’Auteur 7/10

Date de 1ère diffusion US : 24/09/2007 (NBC) Date de 1ère diffusion FR : 09/11/2008 (TF1) Avec Zachary Levi, Yvonne Strahovski, Adam Baldwin, Joshua Gomez, Sarah Lancaster. Nombre d'épisodes : 13

Chuck est la série que l'on ne peut pas qualifier de chef d'oeuvre. En effet, les poncifs se succèdent : le geek qui craque pour la nana sexy, les bombes à désamorcer, l'identité secrète des agents sous couverture, etc. Bref, on est loin des succès critiques comme Dexter ou The Shield. Ici tout est léger, convenu et pourtant amusant. Le pilote de la série pose bien les bases de l'intrigue en présentant l'ensemble des personnages dans leur aspect le plus caricatural, comme Ellie en soeur protectrice ou Morgan en meilleur ami envahissant, mais c'est à partir du 2e épisode que l'équilibre du trio de tête Chuck-Sarah-Casey se forme tant en terme de comédie avec les aspirations violentes de Casey un peu déplacées qu'en terme d'amourettes contrariées entre Chuck et Sarah.

Au fil des épisodes, on constate que ceux-ci se découpent en deux parties. Une partie est dévolue à la vie courante du Buy More et de ses protagonistes : celle ci est essentiellement humoristique et montre en général des stratagèmes too-much de la part de l'équipe pour glander sans que leur manager Big Mike ne s'en rende compte. La deuxième est orientée action et démarre à partir du "flash" de Chuck à propos d'un secret d'état en étant confronté à celui-ci. Suivant les épisodes de cette première saison, on pourra regretter que la pondération de ces 2 parties n'est pas toujours équilibrée en fonction du scénario mais plutôt pour permettre à chaque personnage d'exister. D'autant plus que les personnages du Buy More sont extrêmement étiquettés comédie et que peu d'autres types d'histoires peuvent découler de leur présence !

Cette série est si mauvaise que ça ?! Et bien paradoxalement, le fait qu'elle ne se prenne pas du tout au sérieux, qu'elle accumule la plupart des lieux communs de films d'espionnage et qu'elle mette en avant les attributs sexy de ses actrices ne nuit absolument pas à son capital sympathie. Car si le jeu des acteurs ne restera pas dans les annales, le plaisir pris à jouer transpire sur le petit écran. Et si le scénario de chaque épisode de cette saison 1 est assez convenu, on a plaisir à voir quelles références ou allusions geek vont être utilisées. Enfin, même l'amourette impossible entre Chuck et Sarah reste raisonnablement contenue et ne déborde pas en soap dégoulinant à chaque scène commune entre les 2 acteurs (on aurait pu craindre le pire vu que le producteur exécutif de la série est Josh Schwartz qui officie également sur Les Frères Scott et Gossip Girl !).

En fait, Chuck est un parfait guilty-pleasure ! Notamment pour les geeks, cette série est un excellent moment de détente qui sait proposer de la comédie, de l'action et du sentimental à l'envie. Les références aux films d'action des années 80 ou aux jeux vidéos créent une certaine complicité entre le téléspectateur et la série. Les personnages sont attachants et leurs aspects énervants sont compensés par le too-much environnant. De même, chose rare ces temps-ci à la télé américaine, Chuck est une série relativement joyeuse qui est loin de s'enfermer dans le dépressif de certaines (excellentes) séries d'aujourd'hui. Enfin, ce qui peut aussi être dit, c'est que cette série voit ses scénarios s'améliorer dans les saisons suivantes avec plus d'éléments feuilletonnants, des guest-stars assez bien trouvées et moins d'éléments répétitifs : sans doute que la grève des scénaristes de 2007, qui a fait que cette première saison ne fait que 13 épisodes, est un mal pour un bien car elle a permis au show de ne pas lasser en 1ere saison et de rebondir ensuite sur un background désormais bien établi.

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Star Trek - La Série Originale

A l'origine du film SF qui a connu un succès certain en 2009, il y a une série à laquelle de nombreux américains vouent un culte et dont de nombreux français se moquent : Star Trek La Série Originale. Plongés au coeur d'un 23e siècle utopique (la Terre est le berceau d'une Fédération des Planètes Unies), nous faisons la connaissance de l'équipage du vaisseau spatial USS Enterprise, dirigé par le capitaine James T. Kirk. Au fil de sa mission scientifique de 5 ans, celui-ci sera confronté à de nombreux mondes étranges et à des phénomènes inédits dans l'histoire. Parmi les membres de cet équipage, on retrouve entre autres l'Officier chargé des communication Uhura, le pilote Hikaru Sulu, le médecin de bord Dr McCoy et bien évidemment le célèbre officier scientifique extraterrestre... Mr. Spock !

Note de l’Auteur 6/10

Date de 1ère diffusion US : 08/09/1966 (NBC) Date de 1ère diffusion FR : 23/08/1982 (TF1) Avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan, George Takei, Walter Koenig, Nichelle Nichols. Nombre d'épisodes : 79

Avant toute chose, je peux déjà préciser que la SF façon années 60, ça a beaucoup vieilli de nos jours. Et déjà en 1982 (16 ans après les USA), quand la série est arrivée en France, le carton-pâte était passé de mode vu que Star Wars était déjà passé par là. La série, un peu bavarde, n'en reste pas moins un monument de SF avec des scénarios écrits par les plus grands noms de romanciers SF de l'époque : Richard Matheson, Theodore Sturgeon, Norman Spinrad, etc... et des thèmes très en avance sur leur temps à la télévision américaine : le voyage dans le temps et ses paradoxes, les problèmes d'us et coutumes avec les civilisations extraterrestres, les dimensions parallèles, etc. Et je ne parle pas de cet équipage avec des gens de toutes origines : noir, asiatique, irlandais, russe, américain et extraterrestre ensemble, c'était le concept le plus SF dans les années 60 !

A l'origine de ce concept, il y a Gene Roddenberry qui, dès 1964, tente de faire passer ce concept de space opera à la MGM. Il faut se souvenir qu'à l'époque la SF était plutôt traitée sous le spectre de l'anthologie (Le 4e dimension par exemple) et embaucher une floppée de personnages récurrents était déjà novateur dans le domaine. La force de Roddenberry sera d'écrire une "bible" qui sera encore respectée de nos jours au gré des différentes séries dérivées et des films qui prolongeront l'univers au cinéma : des races typées (les vulcains dénués d'émotions, les klingons très violents, etc), une organisation politique et géographique de l'univers de la série (la Fédération, Starfleet, l'Empire Klingon, l'empire Romulien, etc) et une Histoire du Futur faisant le lien entre le présent du téléspectateur et le futur présenté dans la série.

Cette force est sans doute aussi le deuxième point faible de la série : un nouveau téléspectateur aura du mal à "rentrer" dans cet univers tant il peut être touffu, même s'il passe outre les pyjamas et les effets spéciaux de l'époque. La série est datée, c'est un fait ; et l'ensemble est bien hermétique... Mais quel plaisir, une fois que l'on passe ces 2 obstacles ! Des épisodes poignants et SF à la fois comme Contretemps (en VO "The City on The Edge of Forever", souvent récompensé) ou encore de l'humour dans des épisodes comme Tribulations : on trouve de tout dans Star Trek et surtout de la SF qui fait réfléchir ! La tyrannie des ordinateurs ou le racisme par exemple sont évoquées très intelligement à travers le prisme de la SF, qui permettait parfois des choses très osées pour l'époque : par exemple, le premier baiser inter-racial de l'histoire de la télévision américaine durant la 3e saison de la série.

Car la 1ère série Star Trek n'a duré que 3 saisons aux USA. Arrivée trop tôt aux USA (avant la déferlante Star Wars) et trop tard en France (déjà "trop datée" en 1982), cette série, pourtant aux scripts de qualité, n'a pas réellement trouvé son public à l'époque. Ce n'est qu'à force de rediffusions outre-Atlantique et de l'arrivée des films et des séries dérivées en France, que ce qui est devenu par la suite la "franchise" Star Trek, a fini par connaitre un certain succès dans le monde, et même devenir un identifiant culturel fort aux Etats-Unis. Je ne peux pas attribuer une note faramineuse à cette série qui est désormais très difficilement regardable (esthétiquement parlant, et ce malgré les effets spéciaux refaits récemment - Oui comme Star Wars !) mais en se replaçant dans le contexte la série mériterait un 9/10 !

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Community - Saison 1

Jeff Winger, un ex-avocat dont la licence vient de lui être enlevée, est obligé de retourner à la fac (community college, d'où le titre) pour refaire valider son diplôme. Beau parleur, Jeff cherche dès son arrivée à Greendale à séduire la jolie Britta Perry en pretextant pouvoir l'aider en espagnol. Pas dupe, Britta invite une communauté de camarades de classe (d'où le titre II le retour de la revanche) à participer à ce "groupe de travail". Hauts en couleur, ces camarades se composent de Troy, ex-quaterback au lycée un peu mal-à-l'aise à la fac, d'Annie, la fille sage amoureuse transie de Troy, de Shirley, mère divorcée ultra-catholique, de Pierce, un ex-chef d'entreprise doyen du groupe d'amis et totalement mythomane, et enfin d'Abed, le geek ultime de cinéma et de télé. La vie à Greendale ne sera pas de tout repos pour Jeff...

Note de l’Auteur 7/10

Date de 1ère diffusion US : 17/09/2009 (NBC) Date de 1ère diffusion FR : Pas encore diffusé Avec Joel McHale, Gillian Jacobs, Yvette Nicole Brown, Danny Pudi, Alison Brie, Chevy Chase, Donald Glover, Ken Jeong. Nombre d'épisodes : 21

Dans la série "il n'y a pas que les dramas dans la vie, il y a des comédies aussi", on a enfin de quoi se mettre sous la dent. Il faut dire que les sitcoms aux USA ont connu un coup d'arrêt lors de la fin de Friends et de Seinfeld, il y a une bonne douzaine d'années. Depuis, la majeure partie des comédies lancées sur les grands networks US se sont en général vues annulées rapidement même si bien sûr certaines se sont récemment fait un nom (Scrubs, Mon Oncle Charlie, The Big Bang Theory, How I met your mother, The Office et 30 Rock). Cette année, NBC s'est à nouveau lancé sur une comédie avec Community. Et celle-ci ne démérite pas parmi les 3 autres sitcoms de la chaine (The Office, 30 Rock et Parks and Recreation), loin de là.

Le concept (un ensemble show) et le cadre (la fac) ne sont pas innovants bien sûr mais le traitement qui en est fait est très habile. Un zeste d'Arrested Developpement, une once de Scrubs et une pointe de Malcolm font de cette série une comédie drôle. C'est en général ça le plus dur. On retrouve des personnages hauts en couleurs que ce soit parmi le groupe d'amis que j'ai décrit ci-dessus (notamment Abed et Pierce, complètement dingues) mais également dans les seconds rôles comme celui du prof d'espagnol "Senor Chang" joué par Ken Jeong, que l'on a pu voir récemment au cinéma dans Thérapie de couples et surtout dans un énorme rôle dans Very Bad Trip. Les dialogues entre tous ces personnages super-typés sont incisifs et font mouche.

Pourquoi ai-je évoqué Arrested Developpement et Scrubs précédemment ? Parce que Community en est la digne héritière. En effet, l'aspect irréaliste assumé de ces 2 séries est repris avec succès que ce soit avec notamment Abed, relativement prescient du contenu des épisodes, les profs et leurs cours complètement dingues (un remake du Cercle des Poetes Disparus, un cours de billard qui finit fort dévêtu, un cours de poterie no-ghosting-admitted, etc...) ou encore le doyen de la fac qui est un clone de Moby caricaturant à l'extrême sa gay-attitude. Pour se rapprocher un peu plus de Scrubs "grande époque", une certaine romance est bien présente dans cette comédie mais elle est en général tournée en dérision très rapidement et ne tombe absolument pas dans la facilité (en tout cas sur cette première saison).

Difficilement racontable, on tombe complètement sous le charme de cette comédie au bout de 3 épisodes, une fois les personnages "apprivoisés" (ou pas...) et après, quand les intrigues quittent un répétitif schéma "avocat beau-parleur chez les fous", on ne peut plus bouder son plaisir de se laisser emmener à Greendale et partager les bêtises imaginées par la "communauté". Et les américains ne s'y sont pas trompés : NBC vient de renouveller pour une seconde saison Community ! Seule crainte à avoir, c'est que l'aspect super-déjanté de la série lui fasse connaitre un destin plus proche d'Arrested Developpement (3 saisons 53 ep.) que de Scrubs (8 saisons 174 ep. - car la 9e n'existe vraiment pas à mes yeux). Pour ceux qui voudraient se faire une idée de la folie de la série, le 7e épisode de cette 1e saison (et son Batman) et le 20e (avec le fouettage de Britta) sont recommandés (ou "approuved !" si vous préférez).

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Dexter - Saison 1

Dexter Morgan est spécialiste dans l'analyse de sang pour la police de Miami. Sa soeur Debra travaille également pour la police et elle s'entend très bien avec ce frère adoptif que leur père Harry, policier également, ramena chez eux il y a des années. C'est d'ailleurs elle qui lui a présenté sa petite amie Rita, mère de 2 enfants qui fut maltraitée par son mari. Ah, j'oubliais : Dexter est aussi un serial-killer !

Note de l’Auteur 7/10

Date de 1ère diffusion US : 01/10/2006 (Showtime) Date de 1ère diffusion FR : 17/05/2007 (C+) Avec Michael C. Hall, Jennifer Carpenter, Julie Benz, Erik King, C.S. Lee, James Remar, Lauren Vélez, David Zayas Nombre d'épisodes : 12

Le synopsis de départ aurait pu faire de cette série quelque chose d'assez malsain : avoir un serial-killer comme personnage principal, dont on entend d'ailleurs les pensées en voix-off, était un gros risque pour l'identification du téléspectateur, ou même pour son attachement à la série. Mais l'astuce du scénario est de faire de Dexter un tueur... d'assassins et d'insuffler pas mal d'humour afin de dédramatiser certaines scènes, que ce soit par le détachement (une certaine naïveté ?) de Dexter ou des réactions de charretier de sa soeur. Par contre, la trame principale de la saison (une enquête sur un autre serial-killer) reste assez prévisible dans les grandes lignes pour qui est un peu habitué aux séries policières.

Plus qu'une simple série policière, Dexter est aussi une série d'introspection avec les doutes du personnage principal, ses rapports avec ses proches, ses choix de vie et les mystères de son passé. Le rapport au père est d'ailleurs le point d'ancrage permanent de Dexter dans ses choix. Car en effet, c'est ce père adoptif qui lui a permis de se créer un code d'honneur et de ne s'en prendre qu'à des assassins : on peut même y voir une certaine opposition entre la nature profonde d'un homme et son éducation qui corrige et limite certains travers.

Cette première saison arrive en 12 épisodes à rendre son personnage principal très attachant, à nous faire rentrer dans son cercle familial, dans ses pensées. Et malgré l'horreur de la nature de Dexter, on se surprend à l'apprécier, à espérer qu'il ne se fasse pas démasquer par ses collègues policiers ou sa famille ; cette famille qui a tant d'importance pour lui qui n'a pas de sentiments.

Niveau acteurs, le jeu de Michael C. Hall (déjà nominé dans la catégorie Meilleur acteur de Drama pour Six Feet Under) est tout simplement bluffant avec un mélange de retenue et de folie suivant la situation, en se basant principalemet sur le regard et les esquisses de sourire. Les autres personnages sont bien campés mais pas de manière exceptionnelle. Reste peut être Julie Benz qui joue Rita et qui, malgré un personnage parfois exaspérant de pleurnicherie et de fragilité, arrive à faire passer sa souffrance et à la rendre relativement attachante dans la reprise en main de sa vie de famille, et trouve ici un rôle plus intéressant que celui de Darla dans la franchise Buffy/Angel.

En fait, cette série a de nombreux atouts : l'originalité de son concept, la qualité de jeu de son acteur principal, l'à-propos des questions soulevées... et on est bien en mal de la mettre globalement en défaut. Des ajustages seraient bien sûr nécessaires mais il ne faut pas bouder son plaisir et partager cette tranche (saignante ?) de vie de Dexter est, ma foi, bien agréable.

Article écrit pour LeBlogDuCinema